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      Syndicats, histoire d'un contre pouvoir
En cent trente ans de lutte, le syndicalisme a accompagné les grandes mutations de notre société. Dans ce documentaire en deux parties, historiens, hommes politiques et leaders syndicaux de tout bord témoignent du rôle des syndicats dans la construction du modèle social français.  Réalisation Élizabeth Drévillon

première partiE : 1884 - 1981

 

   Le début de cette première partie, qui couvre presque cent ans d’histoire, évoque la « naissance aux forceps » du syndicalisme. Celui-ci ouvre des horizons nouveaux à un prolétariat exploité par les grands industriels et les banquiers.

La loi du 21 mars 1884 qui autorise la formation de syndicats se veut d’abord un instrument de régulation sociale pour mettre fin aux grandes révoltes comme celles de 1830, 1848 et 1871.

La Confédération générale du travail (CGT) voit le jour en septembre 1895 : elle est issue de l’union de divers syndicats et bourses du travail. Mais les patrons de la sidérurgie et de la métallurgie ripostent bientôt en créant l’Union des industries métallurgiques et minières (UIMM).

En mars 1906, une catastrophe dans une mine du Pas-de-Calais déclenche une grève suivie par plus de
60 000 mineurs. Rébellion matée en quelques jours par l’armée, sous les ordres de Georges Clemenceau qui redoute une grève générale à la veille d’un possible conflit mondial. « La CGT a annoncé que si une guerre arrivait, rappelle l’historien Stéphane Sirot, elle n’hésiterait pas à appeler à la grève générale, et que peut-être ce serait le début de la fin pour le capitalisme et la république bourgeoise. » En cas de déclaration de guerre, un plan prévoit d’arrêter tous les leaders syndicaux...
Mais, dans un élan national, après l’assassinat de Jean Jaurès le 31 juillet 1914, la CGT se prononce pour l’unité nationale contre l’envahisseur. Elle reprendra la lutte en 1919 en exigeant la journée de huit heures. Cette fois, Clemenceau cède car il craint la révolte : la loi est votée le 23 avril.

Les conquêtes du Front populaire
Pour contrer l’action de la CGT, qui regroupe un million et demi d’adhérents, l’UIMM favorise la création d’autres syndicats : le 1er novembre 1919, la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) voit le jour. Et, en 1920, la CGT Unitaire naît de la scission entre socialistes et communistes.

A partir de 1934, les grands rassemblements populaires, soutenus par Léon Blum, conduisent à la victoire de la gauche aux législatives de 1936. Des grèves générales mobilisent des millions de salariés qui occupent pacifiquement les usines.

La première réunion entre partenaires sociaux, patrons et syndicats est organisée sous la houlette du gouvernement, et les accords de Matignon sont signés le 7 juin : ils permettent une énorme amélioration de la condition ouvrière, avec l’augmentation des salaires, l’instauration de conventions collectives, des congés payés ainsi que l’élection de délégués.

« Cette période du Front populaire, c’est celle où le peuple de France a été le plus heureux depuis des siècles et des siècles ! se souvient, ému, Achille Blondeau, ancien secrétaire de la Fédération CGT Mines. Ç’a été un changement fondamental dans la vie des ouvriers et, je crois, plus de liberté. »


Un changement de rapport de force
Mais la crise mondiale met fin aux réformes sociales et la CGT connaît son premier échec en 1938 avec le gouvernement Daladier. Celui-ci remet en question la loi sur la semaine de 40 heures, tandis que le patronat, pour contrer la grève générale, licencie des milliers de syndicalistes.

L’après-guerre ouvre une nouvelle période d’avancées sociales. Avec le gouvernement d’union nationale formé par le général de Gaulle, l’Etat devient un acteur majeur de l’économie française avec différentes vagues de nationalisation et le lancement de grandes réformes comme la création de la Sécurité sociale.
Le CNPF, deuxième syndicat patronal, est créé en 1945.

Mais « le rapport de force a momentanément changé de camp, explique l’historienne Danièle Fraboulet. Il est du côté du pouvoir politique et pas du pouvoir patronal ». Avec la IVe République, les droits de se syndicaliser et de faire grève deviennent constitutionnels. La période qui suit voit la création de Force ouvrière, puis à partir de 1958 l’irruption des conflits qui conduiront à Mai 68…


www.ambulanciers-cgt.org

DEUXIEME partie : 1981-2014

10 mai 1981 : l'élection de François Mitterrand suscite un élan d'espoir.

La gauche entame des réformes sociales, des nationalisations, et fait voter les lois Auroux. Mais en 1983, la rigueur s'installe. La gauche suspend les réformes et perd les législatives.

En 1991, l'ébranlement du bloc soviétique et, en 1995, la création de l'OMC bouleversent le paysage économique et social mondial. Financiarisation de l'économie, fusions-acquisitions, spéculation, chômage de masse, la mondialisation est en marche.

En 1995, Juppé veut réformer la sécurité sociale et la retraite. Les syndicats se mobilisent, des milliers de Français sont dans la rue. Puis viennent les 35 heures, les délocalisations, les plans de licenciements. Quel est aujourd'hui l'avenir des syndicats français ? Peuvent-ils encore offrir la perspective d'une société plus juste et plus solidaire ?


La MAISON des SYNDICAT (FORUM)

Sur une initiative de militant-e-s syndicaux d'étiquettes syndicales différentes du groupe Web92, une maison des syndicats - version virtuelle - a été ouverte sous forme de Forum ...  Une bourse du travail était à l'origine un bureau de placement des ouvriers, assuré par les syndicats. C'est devenu par la suite un lieu, présent dans la majorité des grandes villes françaises où sont réunis les différents syndicats de salariés, ce lieu permet aux syndicats de posséder des locaux pour exercer leurs activités (réunions, permanence d'accueil syndical, services d'entraide, culture ouvrière…). On les appelait aussi Maisons du peuple
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